9e édition
10 - 21 août 2026
9e édition
10 - 21 août 2026
Saorge, Tende, Breil-sur-Roya, La Brigue
11 concerts dont un opéra inédit au Monastère de Saorge, un bal trad, une balade musicale contée dans la montagne, une balade nocturne dans les ruelles sombres, des concerts sur des places dans les villages, et dans des églises rarement ouvertes au public !
lundi 10 août 2026
18h église Saint-Sauveur, Saorge
Barbara Kusa, chant
Ondine Lacorne-Hébrard, viole de gambe
Jennifer Vera, harpe et chant
Manuel de Grange, guitare, théorbe et direction
«Après ton chant humain et divin, tu as choisi le silence,
malade seulement de tristesse ».
Pablo Neruda
Chansons de Violeta Parra
Il est des noms qui évoquent l’essence et l’histoire d’un peuple, d’un pays, d’une culture… Violeta Parra a laissé une trace gravée à tout jamais dans l’âme du peuple chilien. Soucieuse de découvrir et de sauvegarder le patrimoine musical populaire de son pays, Violeta parcourt le Chili pour enregistrer les chants paysans et elle s’en inspire pour ses propres créations qui évoquent la complexité de l’âme humaine. S’adonnant également aux arts plastiques, elle aura été la première femme latino-américaine à exposer au musée du Louvre. Au crépuscule de sa vie, l’homme qu’elle a aimé passionnément la quitte. Anéantie et accumulant les difficultés matérielles, elle met fin à ses jours à l’âge de 49 ans. Violeta Parra s’accompagnait à la guitare, au charango et à la harpe, instruments héritiers de la Renaissance et du baroque espagnol. Le folklore hispano-américain, d’une richesse inouïe, est le fruit de la rencontre et du métissage entre Indiens autochtones, colons européens et esclaves africains. La musique des XVIe et XVIIe siècles a apporté en Amérique latine des techniques de composition et des instruments, qui ont donné naissance à divers chants et danses, dont certains sont devenus emblématiques dans plusieurs pays.
Ce programme c’est la rencontre entre la puissance des chansons de Violeta Parra et la douceur du timbre des instruments anciens, tout en préservant leur pureté mélodique et simplicité harmonique, agrémentées d’arrangements propres à la musique ancienne. La musique de Violeta traverse le temps et l’espace. En revisitant et en adaptant son œuvre au langage et style baroques nous contribuons à ce que sa voix continue à résonner, vivante et vibrante.
mardi 10 août 2026
18h église Saint-Sauveur, Saorge
Paulo Castrillo, violon baroque
Manon Chapelle, viole de gambe
Nicolas Mackowiak, clavecin
Charles-François Grégoire de La Ferté, Premier livre de sonates pour le violon et la basse (1707)
L’Ensemble La Ferté rend hommage à Charles-François Grégoire de La Ferté, dont la musique a profondément captivé les trois musiciens à l’origine de ce projet ambitieux. Unis par une passion commune, ils explorent le tout premier répertoire français pour violon et basse continue avec une approche novatrice. L’ensemble se distingue par son esprit d’expérimentation : position basse du violon, tenue d’archet à la française, ornementation libre et lien étroit entre musique et danse. Leur premier CD est consacré à l’intégrale des sonates de Charles de La Ferté, un répertoire totalement inédit en France. Invité par plusieurs festivals et à l’émission Générations France Musique, le live, l’ensemble a été salué pour l’originalité et la fraîcheur de son travail.
mercredi 12 août 2026
18h collégiale Saint-Martin, La Brigue
Nolwenn Tardy & Charlotte Gerbitz, violons baroques
Jean Guillaumont, viole de gambe
Nicolas Arzimanoglu-Mas, théorbe
Nicolas Mackowiak, clavecin
L’ensemble Artificioso est composé de cinq musiciens qui se sont rencontrés au cours de leurs études en musique ancienne : Nolwenn Tardy et Charlotte Gerbitz au violon, Jean Guillaumont à la viole, Nicolas Arzimanoglou-Mas au théorbe et Nicolas Mackowiak au clavecin. Passionnés par le répertoire baroque, ils ont choisi de créer pour l’année 2024 un programme autour de deux figures phares du XVIIe siècle autrichien et tchèque, Johann Heinrich Schmelzer (1623-1680) et son élève Franz Ignaz Heinrich Biber (1644-1704).
Le programme s’articule autour de suites de danses, de partitas et de sonates pour deux violons viole de gambe et basse-continue issues du premier recueil de J.H. Schmelzer, publié en 1659, le Duodena Selectarum Sonatarum et de son recueil, le Sacro-profanus concentus musicus, publié en 1662, ainsi que du recueil Harmonia Artificioso-ariosa de F.I. Heinrich Biber, publié en 1696. Des pièces pour théorbe et clavecin de cette période viennent ponctuer le discours.
On retrouve dans certaines pièces du programme la technique de la scordatura, développée par Biber, technique de jeu où les cordes du violon sont accordées différemment de celles de l’accord classique sol ré la mi. Ce stratagème permet de donner l’illusion que le violon joue des accords différents, et lui permet de créer des effets et des couleurs sonores insolites, qui donnent à la pièce son caractère particulier.
La musique de ces deux compositeurs nous plonge dans un monde sonore mêlant réminiscences de musiques traditionnelles d’Europe centrale, de musique polyphonique allemande, de musiques à danser française et anglaise et de la musique italienne pour clavier. On y retrouve l’énergie rythmique des danses, un tempérament fantasque et virtuose, un esprit libre propice à l’improvisation et à l’audace et une force et une profondeur spirituelle propre à deux compositeurs et musiciens ayant passé leur vie entre la Cour et les voûtes des églises.
jeudi 13 août 2026
18h église Saint-Sauveur, Saorge
Stéphanie Révillion, soprano et direction
Capucine Mens, soprano
Brice Claviez-Homberg, contre-ténor
Maxime Duché, ténor
Mathieu Gourlet, basse
Zeljko Drion-Manic, clavecin
Une immersion fantaisiste, émouvante et parfois déjantée dans les plus belles pages de Monteverdi et Purcell.
En mariant la musique d’Henry Purcell et celle de Claudio Monteverdi, deux figures phares de la musique baroque, Il Buranello vous propose une plongée sonore dans le baroque des Mots, en y glorifiant toute sa dimension théâtrale.
Avec des poèmes tour-à-tour épiques, burlesques, méditatifs, plaintifs, et dans lesquels les musiciens de l’ensemble insufflent ce qu’il faut de folie, Il Buranello explore le sentiment amoureux, la foi, la jubilation..., toutes ces émotions et facettes qui font la richesse de l’Homme. Laissez-vous emporter par l’ensemble dans son univers à la fois sensible, drôle et fantasque.
vendredi 14 août 2026
12h Chapelle des Pénitents Rouges, Saorge
lundi 17 août 2026
18h Chapelle Notre-Dame-du-Mont, Breil-sur-Roya
Elodie Brzustowski, guitare romantique
Zohra Desgoutte, lecture poétique
Ce récital poétique met en regard deux modes d’expression romantique : la musique et la poésie, avec trois compositeurs et trois auteur.ices des années 1830. Au cours d’un trajet entre Paris et Bruxelles, nous proposons de laisser résonner l'évocation de thèmes romantiques - comme la solitude, la séparation, ou le temps - dans ces partitions fantasques et délicates.
Concentré autour de trois compositeurs, ce programme cherche à mettre en valeur l’expressivité et la fantaisie de la musique pour guitare des années 1830 en France et en Belgique. Napoléon Coste à Paris, Victor Magnien à Lille et Zani de Ferranti à Bruxelles, tous trois guitaristes virtuoses, ont su repousser les limites d’un instrument trop souvent jugé « ingrat » par leurs contemporains, et ont chacun développé un style éloquent qui leur est propre.
Les œuvres d’Alfred de Vigny, d’Alphonse de Lamartine et de Marceline Desbordes-Valmore illustrent la richesse de la poésie romantique française. Si Vigny et Lamartine ont connu une postérité durable, Desbordes-Valmore, pourtant admirée en son temps, est ensuite tombée dans l’oubli. Son écriture se distingue par une sensibilité et une légèreté singulières. Le guitariste et compositeur Zani de Ferranti mit certains de ses poèmes en musique et traduisit en italien les Méditations poétiques de Lamartine, témoignant des liens étroits entre poésie et musique au XIXᵉ siècle.
Dans les années 1830, Paris est prise d’une fièvre nouvelle que l’on appelle « La Guitaromanie ». Le critique Henri Blanchard nous apprend que la guitare est devenue « l’instrument à la mode dans toutes les classes de la société ». Il évoque même un « fanatisme pour le culte de la guitare ». En effet, en seulement trente ans, l’instrument connaît un essor sans précédent dans la capitale. Pas moins de 80 méthodes en langue française sont publiées pour l’instrument et les virtuoses italiens venus faire fortune à Paris sont de véritables stars.
Le récital sera donné sur un instrument extraordinaire : une Coffe-Goguette de 1830 réalisée à Mirecourt, au timbre chaleureux et précis qui donne à entendre toute la subtilité et le charme de ce répertoire.
Nous nous proposons, avec ce récital intimiste, de rendre sensibles ces résonances entre poésie et musique et de redécouvrir des compositions tombées dans l’oubli
vendredi 14 août 2026
21h Place du Traou, Tende
Camille Fritsch, canto
Charlotte Gerbitz, violino canto & alto
Dorine Lepeltier-Kovács, violino tenore (bassetto)
Martin Billé, liuto & chitarrino
Pop' ! Alba di festa, c’est l’écho d’une nuit de fête. Alors que les tavernes ferment leurs portes à l’heure où les premières échoppes déploient leurs étals, les réjouissances se poursuivent dans les rues et mettent en scène une bande de violons à laquelle se sont mêlés une chanteuse et un guitariste, bien décidés à faire danser les oiseaux de nuit, comme de jour. Ensemble, ils chantent le vin, le pain, l’amour et la musique, menés tour à tour par un ramoneur, un meunier et un capitaine espagnol de passage, sous les accents de Bartolomeo Tromboncino, Filippo Azzaiolo, Juan del Encina, et bien d’autres. Avec cette fresque enlevée et populaire de l’Italie du Sud au XVIe siècle, le Consort La Capriola propose un programme aux airs de cabaret-concert et vous invite à un moment de partage, d’ivresse et de joie où chacun pourra célébrer les plaisirs intemporels de la vie.
En coproduction avec l'Abbaye aux Dames - La Cité Musicale, Saintes
Francesco Scarrone
dimanche 16 août 2026
17h30 départ du Monastère vers la Chapelle Sainte-Croix, Saorge
Mardi 18 août 2026
12h Chapelle des Pénitents Rouges, Saorge
Lucile Tessier, flûtes à bec, chalemie, douçaine, hautbois, bassons, et autres instruments anciens, vibrants et curieux…
Chalemie, flûtes, hautbois, doulcianes et bassons… entourée de 12 instruments à vent aux noms énigmatiques, Lucile Tessier raconte non pas une, mais des histoires de la musique !
Loin des conférences ou de la musicologie, elle fait entendre un récit allant des temps les plus reculés jusqu’à nos jours, où la musique se mêle aux mythes et aux contes. Les petits comme les grands peuvent laisser aller leurs oreilles et leur imagination, et plonger dans l’univers de ces musiques, traversant le Moyen Âge, la Renaissance et le Baroque, jusqu’à aujourd’hui.
Mardi 18 août 2026
21h départ d'un lieu mystérieux, Saorge
La suite du polar écrit spécialement pour le FMAR en 2024 et 2025 par l’historien-écrivain local Julien Cohen-Lacassagne. Il s‘est inspiré des mystères enfouis dans les ruelles de Saorge pour écrire une intrigue qui enveloppera le visiteur d'une ambiance immersive. Les rues deviennent les pages d'un roman policier, chaque bâtiment racontant son histoire tandis que la musique tisse une trame sonore captivante.
Au détour d'une placette éclairée par la lueur tamisée d'un lampadaire ancien, vous pourrez croiser des musiciens interprétant des morceaux spécialement choisis pour accompagner cette balade nocturne. Les rythmes envoûtants et le suspens de l’histoire ajoutent une dimension sensorielle unique à la découverte de Saorge de nuit, transportant les visiteurs dans un univers où le mystère et la musique se marient harmonieusement.
Ainsi, une balade nocturne dans le village piéton de Saorge se transforme en une expérience sensorielle inoubliable, où le charme du passé s'unit à la créativité contemporaine pour créer une symbiose magique entre l'architecture médiévale et les notes enchanteresses d'un polar mis en musique.
Attila de Pietro Andrea Ziani
jeudi 20 et vendredi 21 août 2026
20h30 Monastère de Saorge
Galel Sánchez, Direction musicale et violon baroque
Océane Deweirder, Mise en scène et Onoria
Maud Sinda, coordination artistique et violon baroque
Virgile Pellerin, Attila
Anara Khassenova, Irene
Guillaume Beaudoin, Teodorico, Desba et Massimo
Sergio Villegas Galvain, Valentiniano et Oronte
Nicolas Zielinski, Torismondo et Filistene
Armín Yaldaei, clavecin
Nathan Gaillard, viole de gambe
Gustavo Martínez, théorbe et guitare baroque
Nicolas Mackowiak, octavino
Eric Franco, violone
Laurent Sauron, percussions
Le Off du Festival
lundi 10 août 2026
19h30 place de l'église Saorge
A l'issu du concert d'ouverture du festival, retrouvons nous sur la place de l'église pour un moment de convivialité et de mouvement, dansons ensemble au sons de l'accordéon, du violon et de la guitare !
Ensemble La Danserem
Du 10 au 21 août 2026
16h, Librairie du Cairos, Saorge
samedi 15 août 2026
à partir de 19h30, à La Petite Epicerie, Saorge
Pour faire un don exonéré d'impôts afin de soutenir les projets du festival et la création d'opéras :
fmasaorge@gmail.com
Si vous souhaitez vous porter bénévoles pour nous aider dans les tâches du festival, partager des moments privilégiés avec les musiciens, vous pouvez nous écrire à cette adresse également ou rendez-vous sur la page de l'Association Les Amis de la Musique à Saorge : adhérer et devenir bénévole.
L’Orchestre Baroque de la Roya cherche à rassembler de nombreux musiciens professionnels de la vallée et ses alentours, spécialistes de la musique baroque. L’objectif est d’offrir aux habitants et résidents de la Roya un orchestre qui représente ses valeurs et qui défend son patrimoine musical et architectural. C’est aussi un projet transfrontalier de partage, qui cherche à réunir des musiciens de deux côtés de la frontière.
Pour plus de renseignements sur l'Orchestre Baroque de la Roya, écrivez-nous !
orchestrebaroque.roya@gmail.com